L’andrène fauve

Les premiers jours du printemps voient l’émergence d’une abeille sauvage particulièrement remarquable par sa pilosité abondante et très contrastée : l’andrène fauve. Cette espèce est très commune en Europe occidentale, où on la trouve depuis les campagnes. Jusqu’au coeur des villes, dans les parcs, les potagers urbains et les jardins privés, mais elle est étonnamment très rare dans certains pays, en Irlande par exemple. Paradoxalement pour une espèce aussi commune, l’andrène fauve ne fait pas l’objet de recensement réguliers : on manque onc cruellement de données précises sur la taille et l’évolution de ses populations afin d’évaluer son état de conservation en Europe. Un comble pour cette belle espèce, qui est l’une des abeilles sauvages les plus impliquées dans la pollinisation des cultures ! 

andrène fauve

Description 

Comme son nom l’indique, cette abeille présente une pilosité fauve très homogène sur le dessus du corps (thorax et abdomen), qui contraste très nettement avec le noir du dessous du corps, de la tête et des pattes. C’est la seule andrène qui présente ces couleurs. Plus discrets, les mâles de l’andrène fauve, très variables en taille, apparaissent une semaine ou deux avant les femelles et sont plus difficiles à reconnaître. Ils sont dotés d’une tête très imposante aux contours anguleux, d’une abondante pilosité blanc neige sur leur face, et de grandes mandibules à la base desquelles on peut observer une épine saillante relativement développée. 

 

Biologie et écologie 

Comme toutes les andrènes, cette espèce fait son nid dans le sols meubles. La femelle creuse une galerie principale de 10 cm de long environ et y aménage jusqu’à une dizaine de cellules dans lesquelles se développe la nouvelle génération, à raison d’une larve par cellule. L’entrée de nids est le plus souvent marquée d’un petit monticule qui évoque un volcan miniature. Il n’est pas rare d’observer des rassemblements de nids dans les parcs et les jardins.

Plantes visitées 

L’andrène fauve visite une grande diversité de plantes à fleurs sauvages et cultivées. On l’appelle parfois « l’andrène du groseillier » du fait de sa préférence pour les fleurs de groseilliers, mais on la rencontre aussi sur les fleurs communes des jardins, comme les pissenlits, les jacinthes, les scilles, ou encore sur celles des arbres fruitiers, comme les cerisier, les pommiers, les pruniers. Elle est l’un des principaux pollinisateur des plantes à fleures cultivées en Europe.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les andrènes, leurs particularités et comment les repérer, nous vous invitons à vous tourner vers le livre « Abeilles sauvages » écrit par Nicolas Vereecken et Bernhard Jacobi. 

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