L’andrène de Clarke

L’andrène de Clarke est l’une des premières abeilles sauvages à pointer le bout de ses antennes dès la fin de l’hiver. Elle est peu commune en Europe occidentale, bien que parfois localement abondante, et est plutôt cantonnée aux régions froides, n’atteignant pas la zone méditerranéenne. Fait remarquable, on la trouve aussi en Amérique du Nord (Alaska, Canada et nord-est des Etats-Unis), jusqu’au coeur des villes de Montréal et Québec, où elle émerge un peu plu tard dans l’année. On observe l’andrène de Clarke dans les milieux plutôt sableux ou sablonneux, notamment dans les forêts claires où se maintiennent les saules (sa seule source de pollen), mais on manque de données précises sur la taille et l’évolution des populations pour ceux caractériser son état de conservation. 

andrène de clarke

Description 

Les femelles de cette abeille sauvage présentent une pilosité noire dense et bien développée sur la tête, les côtés du thorax et l’abomen, qui contraste nettement avec les poils roux du thorax et la cuticule orangée des pattes arrière. Les mâles sont moins caractéristiques, mais ils sont dotés d’une pilosité blanche sur la tête, bordée, au niveau de la marge intérieure des yeux, par une fine bande de poils sombres à noirs. Leur corps est recouvert de poils brun doré relativement épars, et la cuticule de leurs tibias et de leurs tarses postérieurs est orangée. 

 

Biologie et écologie 

Comme toutes les andrènes, l’andrène de Clarke fait son nid dans le sols meubles, mais elle préfère les sols à tendance sablonneuse. La femelle creuse une gallérie principale de 10 cm de long environ et y aménage jusqu’à une dizaine de cellules dans lesquelles se développe la nouvelle génération, à raison d’une larve par cellule. L’andrène de Clarke forme régulièrement des bourgades composées de nombreux nids dès qu’elle trouve des zones étendues de sol meuble, peu couvert par végétation et sablonneux, et lorsque les ressources alimentaires sont disponibles localement en grande quantité. Bien u’elle soit plutôt sylvicole, on peut l’observer dans d’autres types d’habitats (carrières, landes…)

Plantes visitées 

Il s’agit d’une espèce strictement oligolectique, dont les femelles ne récoltent du pollen que sur les saules (genre Salix, famille des salicacées). Mâles et femelles visitent toutefois d’autres plantes pour leur nectar, notamment les pissenlits et les tussilages, qui sont des astéracées à la floraison précoce.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les andrènes, leurs particularités et comment les repérer, nous vous invitons à vous tourner vers le livre « Abeilles sauvages » écrit par Nicolas Vereecken et Bernhard Jacobi. 

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