L’andrène à pattes jaunes

Vers la mi-mars, il n’est pas rare de voir une abeille sauvage dont l’allure générale évoque celle de l’abeille domestique. Observez-la de plus près, et vous pourrez vous amuser au jeu de sept erreurs ! L’andrène à pattes jaunes étant une espèce extrêmement commune dans le parcs et les jardins, elle représente une excellent opportunité pour s’initier au mode des abeilles sauvages. Elle est présente en Afrique du Nord, en Europe, depuis le sud de l’Espagne jusqu’en Scandinavie, et à l’est jusqu’en Inde. Elle forme régulièrement des bourgades et peut être localement très abondante. Dans une bourgade nouvellement formée, la densité des nids augmente rapidement, puis se stabilise et décroît à mesure que les graminées s’installent dans les zones de sols dénudés par ces abeilles terricoles. 

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Description 

Cette abeille sauvage est un fidèle représentant des andrènes de nos régions, tant par sa biologie que par son allure générale. Les poils sont brun pâle sur le thorax et la tête, plus clairs en dessous de l’abdomen. Ce dernier et noir, terminé par une brosse de poils noirs et traversé de bande de poil ocre, larges, denses et continue. Les patte postérieures présentent une abondante pilosité dorée orange, qui pâlit et tend vers le jaune sous l’effet du soleil quelques jours après l’émergence. La frange de poils noirs sur la marge intérieure es yeux, contrastant avec la pilosité brunâtre de la face, est un critère d’identification pour les mâles. 

 

Biologie et écologie 

Comme toutes les andrènes, cette espèce fait son nid dans les sols meubles. La femelle creuse une galerie principale de 10 cm de long environ et y aménage jusqu’à une dizaine de cellules ans lesquelles se développe la nouvelle génération, à raison d’une larve par cellule. L’anrène à pattes jaunes est active e mars à août, en deux générations (mars-mai et juin-juillet), et forme régulièrement de grandes agrégations e nids le long des zones humides ou des rivières, ou encore dans des zones anthropiques, jusqu’aux friches et aux milieux où le sol est régulièrement perturbé et peu couvert par la végétation. La première génération est plus abondante que la seconde. 

Plantes visitées

L’andrène à pattes jaunes est particulièrement polylectique. Au début du printemps, on la rencontre sur les fleurs communes des jardins, comme les pissenlits, les jacinthes, ou encore celles de arbres fruitiers, tels que les cerisiers, les pommiers et les pruniers. En été, les femelles visitent les achylies, les mélilots et beaucoup d’autres plantes. Cette abeille est l’un des principaux pollinisateurs des plantes à fleurs cultivées en Europe ; elle fréquente notamment les brassicacées (famille des choux), et les fabacées (famille des trèfles et des luzernes).

Si vous souhaitez en savoir plus sur les andrènes, leurs particularités et comment les repérer, nous vous invitons à vous tourner vers le livre « Abeilles sauvages » écrit par Nicolas Vereecken et Bernhard Jacobi. 

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